calcul Indemnités kilométriques VTC

Indemnités kilométriques VTC 2026 : barème, calcul et limites

Pour un chauffeur VTC qui utilise son véhicule à titre professionnel, les indemnités kilométriques (IK) permettent de déduire ou de rembourser les frais d’usage de la voiture selon un barème officiel plutôt qu’au centime près. Le barème 2026 est inchangé par rapport à 2025, avec une majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques. Il reste un outil de calcul, pas un objectif de revenu : rouler davantage pour toucher plus d’IK ne crée pas de bénéfice.

Le barème kilométrique pour un 5 CV

Le barème dépend de la puissance fiscale du véhicule et du nombre de kilomètres professionnels parcourus dans l’année. Pour une voiture de 5 CV, les formules publiées par l’Urssaf et l’administration fiscale sont les suivantes, où d est la distance annuelle :

Tranche de distanceThermique et hybride100 % électrique (+20 %)
Jusqu’à 5 000 kmd × 0,636majoré de 20 %
De 5 001 à 20 000 km(d × 0,357) + 1 395(d × 0,428) + 1 674
Au-delà de 20 000 kmd × 0,427d × 0,512

La majoration de 20 % ne concerne que les véhicules 100 % électriques. Les hybrides, rechargeables ou non, restent sur le barème thermique. Le barème s’applique aux véhicules jusqu’à 7 CV. Le stationnement, les péages et les intérêts d’emprunt ne sont pas compris : ils se déduisent en plus, justificatifs à l’appui.

Exemple de calcul

Un chauffeur parcourt 30 000 km professionnels dans l’année avec un 5 CV :

  • en thermique ou hybride : 30 000 × 0,427 = 12 810 € ;
  • en 100 % électrique : 30 000 × 0,512 = 15 360 €.
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Le barème correspond à une évaluation forfaitaire du prix de revient kilométrique : amortissement, entretien, pneumatiques, carburant et assurance y sont théoriquement inclus. Il sert donc de repère de coût, même hors déclaration fiscale.

Pourquoi les IK ne sont pas un objectif de revenu

Les IK compensent l’usure du véhicule, elles ne l’enrichissent pas. Plus de kilomètres signifie plus de carburant, plus d’entretien et un véhicule qui perd de la valeur plus vite. Le seul critère qui compte reste la marge dégagée par kilomètre parcouru, y compris les kilomètres à vide d’approche et d’attente.

Une illustration avec des hypothèses simples, à adapter à sa situation :

LigneMontant
100 km parcourus, dont 70 km en course
Recettes à 1,10 € par km de course77,00 €
Commission de la plateforme (25 % supposés)− 19,25 €
Coût de référence du barème, 100 km × 0,427 €− 42,70 €
Marge avant cotisations et impôts15,05 €

Dans cet exemple, un tiers des kilomètres roulés ne rapporte rien. Si ce ratio se dégrade ou si le prix au kilomètre baisse, la marge disparaît, quel que soit le montant d’IK calculé. L’accord de branche fixe d’ailleurs un plancher de 1 € net par kilomètre en course, qui ne couvre ni l’approche ni les trajets à vide.

À qui s’appliquent les IK

  • Micro-entrepreneur : pas de déduction des frais réels, donc pas d’IK. Un abattement forfaitaire est appliqué au chiffre d’affaires.
  • Entreprise individuelle au réel : les frais de véhicule se déduisent aux frais réels ou selon le barème kilométrique, selon le choix retenu et les conditions fixées.
  • Société : un véhicule personnel du dirigeant utilisé pour l’activité peut donner lieu à des IK versées par la société, dans la limite du barème et des kilomètres professionnels justifiés. Les règles sociales et fiscales dépendent du statut du dirigeant et se valident avec un expert-comptable.
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Dans tous les cas, les kilomètres professionnels doivent pouvoir être justifiés : relevés de courses, carnet de bord ou historique de l’application. Les avantages et coûts d’une comptabilité VTC détaillent comment organiser ce suivi.

Un barème qui change l’arbitrage thermique ou électrique

La majoration de 20 % rend l’électrique plus favorable sur le papier, puisque le barème par kilomètre est plus élevé alors que le coût d’usage au kilomètre peut être plus bas. L’écart reste néanmoins un point d’attention : le barème ne dépend pas des dépenses réellement engagées, ce qui peut produire une déduction supérieure ou inférieure aux frais effectifs. Cette logique est à intégrer dans la comparaison complète entre motorisations, au même titre que l’assurance et le financement.

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Christophe

Après 15 ans dans l’informatique, j’ai décidé de devenir chauffeur privé à Paris. Spécialisé dans les transferts aéroportuaires depuis 2011, je suis passionné d’automobile et de mécanique. je partage au quotidien mes connaissances ainsi que toutes sortes de bons plans.