Chauffeur Stairling qui travaille sur Uber

Stairling, Incom : pourquoi préparer votre plan B dès maintenant

Vous en avez peut-être entendu parler : le 9 septembre, la coopérative Stairling a réclamé à ses chauffeurs le remboursement des indemnités kilométriques versées depuis leur arrivée. Selon les chauffeurs concernés, cela fait suite à un contrôle de l’administration fiscale. Les montants allaient de 3 000 € à plus de 30 000 €. Quelques minutes plus tard, Stairling annonçait prendre ces sommes à sa charge.

Ce qu’il faut retenir : chez Stairling, une bonne partie de ce qui était reversé aux chauffeurs passait par ces indemnités forfaitaires. Désormais, seuls les frais réels, justifiés facture par facture, peuvent être remboursés. Stairling l’écrit elle-même dans ses courriers, que nous détaillons dans notre article sur le redressement Stairling.

Et Incom ?

Incom fonctionne sur le même principe : un CDI d’entrepreneur-salarié, avec un revenu annoncé plus élevé qu’en indépendant « grâce à l’optimisation TVA et la mutualisation des frais », selon son propre site (incom-services.com). Or ce sont précisément les frais qui sont au cœur de l’affaire Stairling. Les chauffeurs d’Incom sont donc exposés au même type de risque. Et ceux qui travaillent en rattachement dépendent, eux aussi, de choix fiscaux qu’ils ne maîtrisent pas.

N’oubliez pas un point : chez Stairling, la coopérative a finalement pris la facture à sa charge. Rien ne garantit qu’une autre structure ferait de même. La prochaine fois, ce pourrait être au chauffeur de payer.

Si vous travaillez aujourd’hui via Incom, une autre coopérative ou une société de rattachement, c’est le moment de préparer un plan B. Pas dans l’urgence, mais sans attendre non plus.

Lire aussi :  Facturation électronique : une plateforme agréée peut-elle devenir un « permis privé d’entreprendre » ?

1. Faites le point sur votre situation

Une IA comme ChatGPT peut vous aider à comparer les statuts (micro-entreprise, SASU, EURL) à condition de lui donner le plus de contexte possible :

  • temps plein ou complément d’activité
  • situation familiale et nombre d’enfants
  • chiffre d’affaires mensuel et véhicule (achat, location, électrique ou non)
  • vos autres revenus
  • si vous êtes salarié d’une coopérative : votre contrat et votre préavis

Plus le contexte est précis, plus l’analyse sera adaptée à votre cas. Un conseil : ne donnez ni votre nom, ni vos numéros de sécurité sociale, de SIREN ou de carte VTC. Ils ne servent à rien pour l’analyse.

2. Choisissez votre statut

Une fois l’analyse faite, vérifiez les deux ou trois chiffres qui engagent le plus : vos cotisations sociales et votre TVA.

3. Basculez sur Indy

Indy s’occupe de la création d’entreprise gratuitement, puis de tout le reste : compte pro gratuit, facturation électronique, comptabilité. Vous continuez à éditer vos bons de réservation dans MonBonVTC, comme aujourd’hui.

Et si vous estimez avoir été lésé par une structure, un avocat ou une association de chauffeurs pourra vous dire si un recours est possible.

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Christophe

Après 15 ans dans l’informatique, j’ai décidé de devenir chauffeur privé à Paris. Spécialisé dans les transferts aéroportuaires depuis 2011, je suis passionné d’automobile et de mécanique. je partage au quotidien mes connaissances ainsi que toutes sortes de bons plans.