Quand on est chauffeur VTC, choisir une voiture de location, c’est un peu comme choisir un partenaire de travail : si ça se passe bien, tout roule… mais si l’entreprise n’est pas claire, c’est directement votre chiffre d’affaires qui trinque. Parmi les acteurs les plus connus du marché, Flexifleet revient souvent dans les discussions. Entre bonnes offres, retours clients mitigés et anciennes polémiques, il est temps de faire le point, calmement et clairement.
Une entreprise installée dans le paysage VTC
Flexifleet est une société française spécialisée dans la location longue durée pour chauffeurs professionnels. Elle exploite une grosse flotte — plusieurs milliers de véhicules hybrides — répartie sur l’Île-de-France, Lyon, Lille, Toulouse et le Sud. L’objectif annoncé : fournir des voitures au prix juste, sans frais cachés, avec des contrats adaptés aux indépendants.
La structure est solide : capital social important, statut de SAS, plusieurs implantations. Globalement, Flexifleet apparaît comme un acteur stable, présent depuis plusieurs années et bien implanté dans le monde VTC.
Les offres actuelles : flexibilité et véhicules hybrides
Aujourd’hui, Flexifleet met surtout en avant des locations longue durée classiques (LLD), plutôt orientées “écologie” grâce aux modèles hybrides. Les chauffeurs apprécient généralement :
- des loyers jugés cohérents au regard du marché,
- une flotte récente,
- des conditions sans surprise apparente,
- des véhicules disponibles rapidement.
Dans les retours positifs, on retrouve souvent la transparence promise par l’entreprise et la simplicité de gestion, deux éléments importants pour les chauffeurs qui roulent beaucoup.
Avis et ressenti des chauffeurs : un tableau nuancé
Comme souvent dans la location VTC, les retours sont partagés. Si certains loueurs mettent en avant une bonne expérience, d’autres soulèvent des problèmes administratifs ou des désaccords sur des frais en fin de contrat — des situations typiques dans le secteur, quel que soit le loueur.
Aucune “grosse” affaire récente, ni scandale massif n’est apparu dans les informations publiques. Pas de rachat annoncé non plus, ni de difficulté financière majeure signalée.
Mais ce calme actuel ne doit pas faire oublier le passé…
Les anciennes offres façon LOA : une polémique qui a marqué la profession
C’est LA partie de l’histoire de Flexifleet qui fait encore beaucoup parler chez les VTC. Pendant plusieurs années, l’entreprise a commercialisé des offres qui ressemblaient énormément à une LOA, la fameuse “Location avec Option d’Achat”. Le problème ?
➡️ La LOA est strictement réservée aux banques et établissements de crédit.
Or, Flexifleet n’est pas un organisme financier.
Pourquoi ça a posé problème ?
De nombreux chauffeurs affirmaient qu’ils pensaient devenir propriétaires du véhicule à la fin du contrat. Mais en réalité, les conditions — souvent en petits caractères — mentionnaient :
- obligation de restituer la voiture,
- absence de garantie d’achat,
- paiement d’une indemnité finale imprévue,
- frais additionnels importants en cas de difficulté.
Résultat : des litiges, des plaintes pour tromperie, abus de confiance, publicité mensongère, et même une action collective menée par des syndicats VTC.
Les saisies rapides de véhicules : une méthode très critiquée
Plusieurs témoignages rapportent qu’en cas d’impayé — parfois dès le premier retard — Flexifleet récupérait le véhicule rapidement pour le relouer aussitôt à un autre chauffeur.
Pour les chauffeurs concernés, c’était un double choc :
- Perdre leur outil de travail du jour au lendemain.
- Découvrir que la “propriété” promise n’était pas au rendez-vous.
Cette pratique, décrite comme abusive par certains clients et relayée par les médias, a durablement terni l’image de Flexifleet dans une partie de la communauté VTC.
Position de l’entreprise
Flexifleet a toujours contesté ces accusations. Selon elle, les contrats précisaient clairement :
- qu’il ne s’agissait pas d’une LOA,
- que l’achat n’était possible qu’avec un paiement final,
- et que les conditions étaient connues dès la signature.
La société affirme donc avoir agi dans le cadre légal et contractuel, même si plusieurs contentieux ont donné raison à certains chauffeurs.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Les offres critiquées ne sont plus mises en avant. Flexifleet semble s’être recentrée sur des locations classiques, bien plus simples juridiquement.
Globalement :
- Aucune nouvelle affaire majeure récente.
- Pas de scandale financier connu.
- Pas de rachat annoncé.
- Une activité stable et structurée.
Le passé polémique reste toutefois dans les mémoires et pousse de nombreux chauffeurs à lire les contrats ligne par ligne, ce qui est toujours recommandé.
Alors, Flexifleet : bon plan ou mauvais souvenir ?
Aujourd’hui, Flexifleet semble proposer des offres plus classiques et mieux encadrées. La majorité des remontées récentes parlent surtout de prix corrects,, ce qui plaît aux professionnels.
Mais… il est impossible d’ignorer que son passé LOA-like a déclenché des dizaines de litiges. Cette histoire rappelle une règle d’or :
➡️ Un chauffeur VTC doit toujours vérifier la légalité et les conditions exactes d’un contrat, même si l’offre paraît attractive.
Conclusion
Flexifleet reste un acteur important du marché VTC. L’entreprise a un historique mouvementé, notamment autour de contrats assimilés à des LOA, mais son activité actuelle semble stabilisée et recentrée sur des formules plus classiques et plus transparentes.
Pour les chauffeurs, le meilleur conseil reste simple :
comparer, lire, demander, vérifier.
Parce que dans le VTC, chaque clause peut faire la différence entre un mois rentable… et un mois catastrophique.








